29.05.2008

Canal +

ffd208f1d9f5c5bca8fd36305b8b0925.gifPar Christelle GRAILLOT / Mercredi 28 Mai 2008



L’avis de la cellule repérages de Canal +


"Très forte personnalité, très charismatique sur scène, Gaspard est doté d’un physique à la Louis Garrel…
Il a un univers et un ton très décalé, aussi bien pertinent qu’impertinent, une vraie plume… Certains qualifiant son humour de décalé-porno-chic ! Son écriture est construite avec des références très littéraires… Il voue ainsi un véritable culte à Flaubert, Balzac et tout petit aux décolletés des copines de sa mère…
Son écriture est aussi incisive, qu’insolente, déroutante qu’étonnante et surprenante !!
Gaspard est très gonflé sous ces airs de dandy et pratique le politiquement incorrect avec beaucoup de doigté…"


Canalplus.fr

08.04.2008

"On mise sur Gaspard Proust"

ef45a89778c2b2e6651260132c3a80ed.gif Article publié le 07/04/08 par Solène CORDIER



"Gaspard Proust, jeune humoriste de 31 ans, vient de remporter le prix jeunes talents du festival «Paris fait sa comédie». On mise sur ce jeune homme à l’allure de dandy et au style plus Desproges que Dubosc.

Son parcours
Gaspard Proust est d'ici et d'ailleurs. Né en Slovénie, il a passé la majeure partie de son adolescence en Algérie, avant de partir vivre en Suisse. Et depuis plus d'un an, le jeune homme a posé ses bagages à Paris. Du coup, quand on lui demande quelles langues il maîtrise, il répond dans un souffle: «slovène, français, allemand, anglais et italien». Même pas l'arabe!

Ses inspirations

Quand on le voit sur scène psalmodier des mots inventés, mêlant faux latin et allemand caricaturé, on se doute que le jeune homme -diplômé d'HEC- n'est pas franchement un fan de Bigard. Dur de lui arracher le nom d'un humoriste qui l'inspire. «Vivant?», demande-t-il l'air angoissé. Va pour les morts! Du coup, ce sera Desproges, dont il a noté avec émotion «qu’il a joué, comme lui, son deuxième spectacle au musée Grévin». Et puis il «rit beaucoup» en lisant Flaubert, Zola et Balzac, dont il aime «la richesse, la profusion, l’extraordinaire mécanique de l’écriture».

Son style
«Décalé-porno-chic» ou «imbécile contemporain», voilà comment Gaspard Proust aime à se définir. Sur scène, le jeune Slovène est tout de noir vêtu, il débite ses textes avec un air un peu gêné, et n’hésite pas à saisir une guitare pour appuyer ses critiques espiègles des «habitants du boulevard Saint-Michel». On se doute que les trois ans qu’il a passés comme gestionnaire de fortune lui ont fourni de la matière pour son spectacle!

Ses envies
Décrocher une chronique radio pour écrire au quotidien. Ecrire un livre, écrire pour Le Canard enchaîné… Ecrire, encore et encore.


Et aussi…
Rencontrer Michel Houellebecq, seul écrivain contemporain qu’il évoque dans ses sketches . «J’ai trouvé ‘L’extension du domaine de la lutte’ très drôle, et en même temps il me semble que Houellebecq écrit ce qu’il dénonce». En vrac, d’autres rencontres espérées : avec l’humoriste Xavier Demaison, le philosophe Alain Finkielkraut et Monique Canto-Sperber, directrice de l’ENS. Un brin élitiste, le Proust?

Sa devise
Celle-là, il en est fière, et se délecte en la prononçant : «J’aimerais garder la capacité de m’angoisser et le désir de ne jamais être satisfait pour pouvoir prétendre à l’être un jour». Espérons que le jeune homme, qui séduit sur scène par son côté candide, garde également la capacité de faire rire, tout simplement"

07.04.2008

"Les humoristes raillent Paris"

Extraits de l'article de Magali Gruet

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Les jeunes talents de l'humour s'inspirent de la capitale. Jeudi soir avait lieu la finale du festival Paris fait sa comédie au musée Grévin (9e), où six humoristes en herbe devaient convaincre un jury. Trois d'entre eux, dont le gagnant Gaspard Proust, ont choisi de prendre la ville pour cible.

(...)Pour Gaspard Proust, tout est question de quartier. « J'ai mes habitudes à Saint-Mich. Là, je suis dans le 9e et ça me fait tout drôle, c'est la première fois de ma vie que je me rends en province. Pour moi, la rive droite, c'est déjà les Chti's. » Puis, il écorche les bobos parisiens. « Est-ce qu'il y a des bobos dans la salle, le genre à avoir un portrait de Vincent Delerme au fusain dans leur salon ? » Il a également ses habitudes « aux Abbesses », « pour son côté Disneyland ». L'humeur des Parisiens l'inspire aussi. « J'aime leur capacité à râler. Ils restent dans leur bulle et tirent la gueule », observe-t-il. (...)


©2008 20 minutes / éditions du 07.04. 2008 / Page 4

04.04.2008

L'humour «décalé-porno-chic» de Gaspard Proust

Article de Sylvain Merle, pour

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"L'humoriste Gaspard Proust a remporté hier soir le tremplin jeunes talents du festival Paris fait sa comédie. Avec un humour irrévérencieux, il pratique allégrement le politiquement incorrect, toujours avec doigté, enfin presque.

Dandy pince-sans-rire, Gaspard fait rire jaune, à gorge déployée ou pas du tout, c'est selon. A 31 ans, le jeune homme a remporté le prix «Universal» du tremplin jeunes talents du festival «Paris fait sa comédie» qui s'achève aujourd'hui. 450 jeunes comiques se seront confrontés lors de la compétition et c'est Gaspard Proust qui sort du chapeau face à cinq autres concurrents sérieux dont Skalp qui obtient le prix de la SACD (Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques).

Insolent, pédant par moments, pour le moins nonchalant, il «éructe intérieurement» alors qu'on lui remet son prix, hier soir, sur la scène du théâtre du musée Grévin au terme de la finale du tremplin. Allumé, gentiment illuminé, absurde assurément, Gaspard Proust s'amuse de tout mais semble ne rire de rien. «Je suis très mauvais public», lâche-t-il. « Je n'ai pas pour habitude de rire aux choses que je ne trouve pas drôles. » Mais de quoi rit-il, qui le fait rire ? «Flaubert, ou Zola... Houellbecq aussi». Et les humoristes ? «Euh, contemporains....?». Pas de réponse, rien ne va plus.

Comment qualifier son humour alors ? «Du décalé-porno-chic, ou du bobo-porno-chic». Bobo, le mot est lâché. Quand on lui demande si ce prix l'aidera à l'avenir, c'est la phrase «intensément conne d'un bobo recontré lors d'une soirée inconséquente» qui lui vient à l'esprit : «l'avenir n'existe pas». Et d'ajouter : «je vais bien quand ça va mal, alors j'espère que cette soirée n'aura pas de suite, que je ne serai pas produit...». Décidément difficile à cerner !
De formation HEC et master de droit européen à en croire la «biographie autorisée» en ligne sur son site Internet, le jeune Gaspard - suisse d'origine slovène, un temps passé par l'Algérie - fut un temps banquier, gestionnaire de fortune plus précisément. Mais il s'ennuie et écrit pour passer le temps. La scène vient ensuite, «juste pour faire passer les textes finalement». Car sur scène, il n'est pas à l'aise et joue de sa timidité, son humour caustique faisant le reste.

Insaisissable, fuyant, Gaspard donnait hier sa première interview, ce qu'il n'avait pas prévu. «Je n'ai pas préparé de vannes supplémentaires», glisse-t-il comme un début de semblant d'excuse qui n'en est pas une. L'homme semble tout simplement ailleurs, comme dans la Lune, absorbé par des contemplations ou réflexions internes... Qu'importe finalement. Si l'objectif est de passer un bon moment, ce sera sûrement le cas en sa compagnie. Mais n'allez surtout pas lui dire, il en ferait une maladie.
"

13.03.2008

Un artiste de talent

Article de Chantal de Givry, pour "Les Nouvelles" du 12 Mars 2008 :

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